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Contenu rédigé par IA : ce qu'il faut écrire dans le contrat de votre agence
Le Blog du Modérateur pose la question de la pénalisation par Google des contenus rédigés par intelligence artificielle. Pour une entreprise qui commande de la rédaction à une agence, la réponse pratique passe moins par le débat technique que par ce qui est écrit noir sur blanc dans le devis.
La question revient à chaque appel d'offres de rédaction : si l'agence utilise de l'IA, est-ce que le site sera sanctionné ? Le sujet est traité par le média sans qu'il faille en tirer de conclusion définitive à partir d'un simple titre. Ce que vous pouvez maîtriser, en revanche, c'est le niveau de transparence que vous exigez de votre prestataire.
Première action : demandez explicitement, dans votre demande de devis, quelle part du processus est assistée par IA et à quelle étape. Recherche documentaire, plan, premier jet, relecture, optimisation : ce ne sont pas les mêmes usages ni les mêmes risques. Une agence qui refuse de répondre à cette question est un signal en soi.
Deuxième action : imposez une étape de validation humaine documentée. Concrètement, le contrat doit préciser qu'un rédacteur ou un éditeur identifié relit, vérifie les faits et signe le contenu avant publication. Demandez le nom du profil qui assume cette relecture, pas seulement une mention générique de contrôle qualité.
Troisième action : verrouillez la vérification des faits. Le principal risque opérationnel d'un contenu mal contrôlé n'est pas le référencement mais l'erreur factuelle publiée sous votre marque : chiffre inventé, réglementation périmée, citation attribuée à tort. Exigez que toute donnée chiffrée ou juridique soit sourcée dans le livrable, avec un lien vérifiable.
Quatrième action : traitez la question de l'originalité et des droits. Faites inscrire au contrat que les textes livrés sont originaux, cédés en pleine propriété, et qu'ils ne reproduisent pas de contenu tiers. Prévoyez ce qui se passe en cas de contenu détecté comme dupliqué ou en cas de réclamation d'un tiers.
Cinquième action : jugez sur pièces. Demandez deux ou trois exemples de contenus publiés par l'agence sur des sujets techniques, et regardez si le texte apporte une information qu'on ne trouve pas ailleurs : donnée propriétaire, retour d'expérience, cas client, chiffrage. C'est ce différentiel qui distingue un contenu utile d'un remplissage, quelle que soit la méthode de production.
Sur le prix, méfiez-vous des grilles tarifaires très basses au volume. Un tarif au feuillet cassé signale généralement une production peu supervisée. Comparez plutôt les devis sur le temps humain réellement facturé : brief, entretien avec un expert interne, rédaction, relecture, corrections incluses.
Enfin, gardez la main sur la mesure. Définissez avant le lancement les indicateurs qui feront foi : positions sur les requêtes ciblées, trafic sur les pages produites, et surtout demandes de contact générées. Un contenu qui se positionne mais n'apporte aucune demande de devis n'a pas rempli sa mission commerciale.
Questions fréquentes
Faut-il interdire à son agence tout usage de l'IA ?
Interdire est rarement réaliste et pas forcément utile. Il est plus efficace d'exiger de la transparence sur les usages, une relecture humaine identifiée et des sources vérifiables pour tout élément factuel.
Comment vérifier la qualité d'un contenu avant publication ?
Contrôlez que chaque chiffre, date ou point réglementaire renvoie à une source consultable, et que le texte apporte au moins un élément qu'on ne trouve pas déjà chez les concurrents.
Qui est propriétaire des textes livrés par l'agence ?
Cela dépend du contrat. Faites inscrire une cession de droits explicite sur les contenus livrés, ainsi qu'une garantie d'originalité de la part du prestataire.
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