Aller au contenu principal

· 3 min de lecture

Produire plus mais dire moins : cadrer une prestation de communication à l'ère de l'IA

Le média Stratégies publie une tribune de Claire Gerardin intitulée « Produire plus mais dire moins : le paradoxe de l'IA en communication et marketing ». Pour une entreprise qui s'apprête à signer avec une agence, le message utile est de ne plus acheter des quantités mais des messages.

Selon Stratégies, Claire Gerardin signe le 18 septembre 2026 une tribune dont le titre pointe un paradoxe : l'IA permet de produire davantage, mais le contenu dit parfois moins. Nous ne reprenons pas ici son argumentation détaillée. L'observation de départ suffit toutefois à orienter une décision d'achat : le volume produit et la valeur transmise ne sont pas la même chose, et les contrats d'agence confondent encore souvent les deux.

La conséquence pratique est immédiate sur la façon de rédiger un appel d'offres. Un brief qui commence par « nous voulons douze articles et trente publications par mois » achète une capacité de production. Un brief qui commence par « nos prospects ne comprennent pas en quoi notre offre diffère de celle de nos concurrents » achète un travail de clarification. Le second coûte souvent moins cher en volume et rapporte davantage en conversion.

Avant de consulter, faites un exercice interne d'une heure. Demandez à trois personnes de votre entreprise, dont un commercial, d'écrire en trois phrases ce que vous faites et pour qui. Si les trois réponses divergent, le problème n'est pas la production de contenu : c'est le message. Aucune agence ne pourra compenser cette absence par du volume, quel que soit l'outil utilisé.

En brief, exigez que l'agence produise d'abord une plateforme de messages avant toute production. Demandez explicitement : quelles sont les trois choses que nous devons dire, à qui, et que nos concurrents ne peuvent pas dire ? Combien d'entretiens comptez-vous mener chez nous pour l'établir ? Comment validerez-vous que ces messages fonctionnent auprès de nos cibles ?

Structurez le devis en deux phases distinctes et contractuellement séparées. Une phase de cadrage, courte et facturée à part, qui aboutit à la plateforme de messages et à un plan éditorial. Une phase de production, engagée seulement si la première convainc. Cette séparation vous donne un point de sortie réel et empêche d'être enfermé dans un abonnement de production dont vous ne mesurez pas l'effet.

Plusieurs pièges méritent d'être écartés dès la comparaison des offres. Le forfait mensuel indifférencié, qui lisse tout et empêche de savoir ce que vous payez. L'absence de nom d'auteur ou de responsable éditorial identifié. Et la promesse de personnalisation à grande échelle sans description du dispositif de relecture : produire mille variantes non relues revient à multiplier le risque d'erreur par mille.

Les indicateurs doivent changer eux aussi. Plutôt que le nombre de contenus livrés, suivez le taux de réponse aux sollicitations, la part de prospects capables de reformuler votre proposition de valeur lors d'un premier rendez-vous, le taux de clic sur les appels à l'action des pages clés et la durée du cycle de vente. Ces indicateurs mesurent la compréhension, qui est le vrai livrable d'une agence de communication.

Pour lancer la consultation, une page de contexte, vos trois réponses divergentes, vos indicateurs actuels et une demande de proposition en deux phases suffisent. Vous obtiendrez des devis comparables et vous saurez très vite quelles agences savent poser des questions avant de proposer un calendrier de publication.

Questions fréquentes

Faut-il réduire son volume de contenus ?

Pas nécessairement. L'enjeu est de fixer le message avant le volume : un plan éditorial issu d'une plateforme de messages validée produit moins de contenus inutiles.

Qu'est-ce qu'une phase de cadrage dans un devis d'agence ?

Une prestation courte, facturée séparément, qui livre la plateforme de messages et le plan éditorial, et sert de point de décision avant d'engager la production.

Quels indicateurs remplacent le nombre de contenus publiés ?

Le taux de réponse aux sollicitations, le taux de clic sur les appels à l'action, la capacité des prospects à reformuler l'offre et la durée du cycle de vente.

Sources

Besoin d'une agence sur ce sujet ?

Trouver une agence

← Toute la veille