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Marketing local et souveraineté : les questions à poser à votre agence sur vos données et vos actifs
Dans un entretien relayé par Groupe mind, Alain Lévy, dirigeant de Solocal, déclare vouloir bâtir une alternative souveraine pour le marketing local en mutualisant les forces. Pour une entreprise cliente, la souveraineté se traduit en clauses concrètes : où sont vos données, et qui possède vos actifs numériques.
La dépêche cite Alain Lévy, de Solocal, sur la volonté de construire une alternative souveraine pour le marketing local par la mutualisation des forces. Le débat est structurant pour les entreprises : une part importante de la visibilité locale dépend de plateformes que personne ne contrôle.
Pour un dirigeant, la question utile n'est pas idéologique mais opérationnelle. Que se passe-t-il si une plateforme change ses règles, suspend votre fiche ou modifie ses tarifs ? Si toute votre acquisition dépend d'un seul canal, vous n'avez ni levier de négociation ni plan de repli.
Le premier réflexe est l'inventaire des actifs. Listez ce qui vous appartient réellement : nom de domaine, site, comptes publicitaires, fiches établissement, base de contacts clients, contenus, photos. Vérifiez ligne par ligne au nom de qui chaque élément est enregistré. Il est fréquent qu'une agence ait créé ces comptes sur ses propres identifiants.
Le deuxième réflexe concerne les données personnelles. Demandez à votre prestataire où sont hébergées les données de vos prospects, quels sous-traitants interviennent, et si des transferts hors Union européenne ont lieu. Ces informations doivent figurer dans le contrat de sous-traitance et dans votre registre de traitements.
Le troisième réflexe est la diversification. Un dispositif local sain ne repose pas uniquement sur une plateforme tierce : il combine un site que vous possédez, une base de contacts que vous exploitez directement, une présence sur plusieurs annuaires et des relais physiques. Demandez à l'agence de chiffrer la part de vos contacts entrants par canal.
Sur le devis, deux clauses font la différence. La clause de propriété, qui vous attribue explicitement les comptes, les contenus et les données produites pendant la mission. Et la clause de réversibilité, qui prévoit le transfert des accès et l'export des données dans un délai chiffré en cas de fin de contrat.
Enfin, méfiez-vous des offres mutualisées mal bornées. La mutualisation peut réduire les coûts, mais elle doit rester compatible avec la séparation de vos données et l'unicité de votre marque. Demandez à voir un exemple de livrable produit pour un autre client du même secteur et jugez le degré de personnalisation.
Questions fréquentes
Pourquoi vérifier au nom de qui sont créés mes comptes marketing ?
Parce qu'un compte créé au nom de l'agence peut rester chez elle en cas de rupture. Vous perdriez alors l'historique publicitaire, les audiences et parfois la main sur votre fiche établissement.
La souveraineté des données est-elle une obligation légale ?
Le RGPD n'impose pas un hébergement en France, mais il encadre strictement les transferts hors Union européenne et impose de documenter les sous-traitants. Ces éléments doivent figurer dans votre contrat.
Comment réduire ma dépendance à une plateforme unique ?
En constituant des actifs que vous détenez : site, base de contacts avec consentement, contenus réutilisables, et en répartissant l'acquisition sur plusieurs canaux mesurés séparément.
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