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· 2 min de lecture

« Le GEO n'enterre pas le SEO » : ce qu'il faut exiger d'une agence qui vous vend du référencement pour les IA

Dans Stratégies, Michel Hennin, de l'ISCPA, affirme que le GEO (Generative Engine Optimization) n'enterre pas le SEO mais le consacre. Pour une entreprise sollicitée par des agences qui vendent de l'optimisation pour les moteurs d'IA, le message est utile : ne pas payer deux fois pour la même chose, et exiger des livrables concrets.

Selon le titre de l'article publié par Stratégies, Michel Hennin (ISCPA) défend l'idée que le GEO, l'optimisation pour les moteurs génératifs, ne remplace pas le référencement naturel mais le renforce. Nous ne reprenons pas le détail de son argumentation, mais la formule pose une question très pratique pour les entreprises : faut-il acheter une prestation GEO distincte ?

Le GEO désigne l'ensemble des actions visant à faire apparaître une marque ou un contenu dans les réponses générées par des assistants comme ChatGPT, Perplexity ou les aperçus IA de Google. Ces systèmes s'appuient très largement sur des contenus indexés, structurés et jugés fiables : autrement dit, sur ce que le SEO travaille depuis des années.

Première action : quand une agence vous propose une offre GEO, demandez la liste précise des livrables et ce qui diffère de sa prestation SEO. Si la réponse tient en contenus clairs, données structurées, pages de réponse aux questions fréquentes, présence dans des sources citées et suivi des mentions, vous êtes face à du SEO bien fait, éventuellement complété d'un suivi spécifique. C'est légitime, mais le prix doit refléter ce périmètre.

Deuxième action : exigez une méthode de mesure. La visibilité dans les moteurs de réponse est encore difficile à quantifier ; une agence honnête le dit et propose un protocole (liste de requêtes testées, fréquence, outils), sans promettre une part de voix garantie. Méfiez-vous des tableaux de bord impressionnants dont la source n'est pas expliquée.

Troisième action : ne laissez pas le GEO faire oublier vos priorités commerciales. Une entreprise a besoin de demandes de devis, d'appels, de ventes. Un contenu conçu uniquement pour être cité par une IA, sans parcours de conversion derrière, ne vous apporte rien. Le brief doit partir de vos pages et de vos offres qui génèrent du chiffre.

Quatrième action : vérifiez la cohérence des informations sur votre marque partout où les IA puisent : votre site, votre fiche d'établissement, les annuaires professionnels, les avis, la presse. Des données contradictoires (adresse, horaires, offre) affaiblissent votre crédibilité auprès des moteurs classiques comme génératifs. C'est un chantier concret qu'une agence peut prendre en charge rapidement.

Enfin, comparez au moins deux ou trois agences sur un même brief, en leur demandant de distinguer explicitement ce qui relève du socle SEO et ce qui relève d'un complément GEO. Vous verrez vite qui structure une offre sérieuse et qui rebaptise une prestation existante pour suivre la tendance.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le GEO en marketing digital ?

Le GEO (Generative Engine Optimization) regroupe les actions visant à faire apparaître une marque ou un contenu dans les réponses générées par des moteurs et assistants d'IA.

Faut-il payer une prestation GEO en plus du SEO ?

Pas forcément. Une grande partie du GEO repose sur les fondamentaux SEO. Demandez à l'agence de lister ce que le GEO ajoute concrètement et à quel prix.

Peut-on mesurer sa visibilité dans ChatGPT ou Perplexity ?

Partiellement, via des tests réguliers sur des listes de requêtes et des outils de suivi. Aucune agence ne peut garantir une part de voix dans ces réponses.

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