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· 2 min de lecture

Ségur du numérique en santé : ce que le dispositif DRIMbox enseigne sur le choix d'un prestataire en secteur réglementé

L'Agence du Numérique en Santé communique sur le dispositif DRIMbox du couloir Imagerie du Ségur du numérique en santé. Pour toute structure de santé ou entreprise du secteur, la leçon est directe : le choix d'un prestataire numérique doit d'abord se faire sur la conformité aux cadres officiels.

L'Agence du Numérique en Santé (ANS) présente le dispositif DRIMbox, rattaché au couloir Imagerie du Ségur du numérique en santé. Sans entrer dans le détail technique du dispositif, cette actualité rappelle une réalité que rencontrent cabinets, cliniques, éditeurs et start-up santé : dans ce secteur, un projet numérique ne se choisit pas comme un site vitrine.

Concrètement, si vous cherchez un prestataire pour un projet numérique en santé (logiciel métier, interconnexion, téléservice, application patient), votre premier filtre n'est pas le prix ni le design, mais la connaissance des référentiels du secteur : exigences du Ségur du numérique, référentiels publiés par l'ANS, hébergement des données de santé certifié HDS.

En pratique, posez trois questions éliminatoires à tout candidat : avez-vous déjà livré un projet dans le cadre du Ségur ou en lien avec les référentiels ANS ? Où seront hébergées les données et chez quel hébergeur certifié HDS ? Qui, dans votre équipe, suit les évolutions réglementaires du secteur ? Un prestataire incapable de répondre précisément vous fera porter le risque de conformité.

Exigez ensuite que la conformité figure au contrat, pas seulement dans le discours commercial : référentiels applicables cités, répartition des responsabilités en cas de non-conformité, engagement sur l'hébergement HDS et sur le traitement des données personnelles conforme au RGPD. Un devis santé sérieux intègre ces postes, y compris le temps de documentation et d'audit.

Cette logique dépasse la santé : elle vaut pour tout secteur réglementé (banque, assurance, juridique, éducation). Dans un appel d'offres ou une demande de devis, listez d'abord vos contraintes réglementaires, puis demandez aux prestataires de démontrer, références à l'appui, comment ils les ont déjà traitées. C'est le moyen le plus rapide d'écarter les généralistes qui improviseraient.

Attention également aux dispositifs de financement : le Ségur du numérique a montré que des vagues de financement peuvent structurer un marché entier. Avant de signer, vérifiez auprès des sources officielles (ANS, ministère) si votre projet peut s'inscrire dans un dispositif existant, et si votre prestataire ou éditeur est référencé dans ce cadre.

Enfin, comparez au moins deux ou trois prestataires spécialisés plutôt qu'un seul, même si le premier semble parfait. En secteur réglementé, la rareté des experts pousse les prix vers le haut : un cahier des charges précis et une mise en concurrence documentée restent vos meilleurs leviers de négociation.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le Ségur du numérique en santé ?

C'est un programme national visant à développer et sécuriser les échanges de données de santé, décliné en « couloirs » par domaine, dont l'imagerie. L'Agence du Numérique en Santé en publie les référentiels et dispositifs.

Un prestataire web classique peut-il gérer un projet e-santé ?

Rarement seul : les exigences d'hébergement certifié HDS, de sécurité et d'interopérabilité demandent une expérience sectorielle. Vérifiez des références santé concrètes avant de signer.

Que doit contenir un devis pour un projet numérique en santé ?

Les référentiels de conformité applicables, l'hébergement HDS prévu, la gestion RGPD, les responsabilités de chaque partie et les coûts de maintenance et de mise en conformité continue.

Sources

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